Velier Skeldon 1973

89,50

Average score

Bottle Profile
Distillery Demerara Distillers Ltd
Origin Guyana
Bottler Velier
Type Traditional Rum (artisanal column)
Alcohol By Volume 60.5%
Sugar Measured
Description 4 barrels distilled in Coffey Still on August 1973, bottled on April 2005 544 bottles produced marks: SWR
Review 6

Rieviews

Review by "Henrik" Score: 95

One of the great unicorns in the rum world. And for good reason. Only two known bottlings of Skeldon rum has ever been made. This one, and its 1978 younger brother.

Nose: Huge and very intense notes of juicy prunes, raisins and dried apricots. Soft, sweet, dried fruit abundance here. Soft marzipan and some very pleasant vanilla sub notes. Clear but in no way overwhelming oak presense despite spending 32 years in the barrel. At the very end, sweet and tasty liquorice.

Palate: Soft, intense, growing, evolving. One big, barrel aged fruit salad with thick brown sugar drizzled over it. The prunes and raisins from are back. Big time. Now with the help of some dried apricots. Then came the oaks. Huge, majestic oaks pummeling down to the forest floor. Subtle vanilla notes along with a heavy but pleasant drying effect. Ripe and sun warmed raspberries, cherries, peaches and juicy pineapple. But also blackberry and blackcurrant jams. Last, but not least, roasted coffee beans, dark cocoa and a bit of honey.

Finish: It never leaves. After my first sip, I zoned out and let history engulf me. 5 minutes later, the last odours and flavours were still noticeable in my sensory machinery. It has a drying effect so intense, that even after 5 minutes of solid saliva production, I was still having a severe case of cotton mouth. But in a good, pleasant way.

Thoughts: This is mindbogglingly good stuff. It is truly a unicorn. A fabled, illusive beast. And today, unfortunately, just a myth, a legend, a story to tell your kids.

Review by "Cyril" Score: 89

Nose: Ce rhum présente une couleur ambrée très foncée tirant sur un impressionnant rubis… Le disque vert à la surface est bien là, et le rhum apparaît lourd et concentré à l’extrême tel une résine bien collante. Le nez s’ouvre sur un mélange de grain de café fraîchement moulu, de sucre brun, de caramel brûlé, de vieux bois ciré/vernis et de tabac, donnant à l’ensemble une sorte de « fumé » très chaleureux et agréable. Les épices ne sont pas en reste avec notamment de la cannelle, de la girofle, et des fruits à coque grillés et caramélisés (noix). Un nez qui laisse rapidement place à du fruit bien mûr et gorgé de sucre, principalement de la prune et du raisin. L’ensemble me fait penser un instant à une sauce soja. En fait le nez change rapidement, c’est une vraie et belle expérience car les arômes s’enchaînent et ne se ressemblent pas forcément. Le rhum s’ouvre ensuite sur une délicieuse note florale, très intense ici aussi ; on est face à un rhum de 32 ans et on se croirait à cet instant devant un bouquet de fleurs… alors même que la prune et le raisin se font un peu plus intenses encore, concentrés, et que de délicieux fruits rouges font leur apparition. Pas d’odeur lourde de vernis mais ce voile de fumé et de fruits secs, d’épices grillées et fondues toujours présent et chaleureux qui remplace le bouquet, un nez qui parle sans cesse et qui semble ne jamais vouloir s’arrêter. Merveilleux. En fermant les yeux, on a l’impression d’être tantôt dans une roseraie tantôt dans une vigne ou encore dans une cave à cigare. Un nez floral et fruité, épicé et empyreumatique, chaleureux à souhait. Un voyage temporel et sensoriel. Après un long repos (1 à 2h), le Skeldon s’ouvre encore plus sur ces notes de fruits rouges, notamment de groseille ; la puissance s’est estompée au profit de plus de douceur où les épices sont toujours présentes. Du fruit rouge, de la confiture de lait, de l’amande, et un parfum non dissimulé de noix de coco. Voilà, nous y sommes ! une odeur gourmande de glace coco sous un coulis de fruits rouges. Avec le luxe et la bonne idée de servir un expresso en même temps, avec cette note de moka toujours présente.

Palate: L’attaque est très concentrée, moelleuse (mielleuse même) et puissante, fruitée et épicée avec toujours ce côté fumé/boisé qui semble mener la danse, faisant ressortir très nettement du tabac, fondu dans une mélasse bien épaisse (et même brûlée). C’est puissant et les tanins sont sans surprise assez présents, avec une certaine astringence (feuille, amertume) mais noyés dans une belle puissance aromatique. La cannelle est toujours là, et un côté plus gourmand fait son apparition (amande grillée, chocolat). Un rhum qui demande du temps, et quelques gouttes suffisent à faire éclater tous les arômes en bouche. On les garde et on étudie la chose toujours avec cette même idée qu’il y a là 32 ans de travail, et bonne surprise ce n’est pas excessivement boisé!

Finish: Le final est extrêmement long et riche ; le boisé recouvre tout l’intérieur de la bouche et semble restituer à petite dose diffuse le reste des arômes, par salves successives et salvatrices : les fruits bien mûrs, à coque et secs, et l’ensemble reste en bouche si longtemps que l’on a l’impression que le rhum fait des va-et-vient incessants pendant plusieurs minutes… Après la dégustation, un arrière-goût très agréable, toujours aussi boisé et légèrement chocolaté, semble ne plus vouloir partir. Et le plus impressionnant est ce verre vide qui continue de parler encore et encore et qui mettra plusieurs longues heures à baisser en intensité (dans ce domaine le Skeldon 1978 est encore plus impressionnant mais nous y reviendrons). Et à J+3 le verre libère encore une belle dose d’épices et de café! Mieux, le passage du rhum laisse apparaître sur les parois du verre une sorte de pellicule orange, presque opaque, comme un filtre polarisant l’histoire de ce skeldon 1973. Une histoire qui n’est pas terminée, et qui même après 32 ans continue, assurément, à participer au mythe.

Thoughts: Il est vraiment bluffant de voir un verre vide toujours aussi parlant…le rhum est parti mais son aura est toujours là, incrustée sur les parois du verre. Comme si une fois libéré de sa prison, il ne voulait pas complètement partir, mais faire profiter de sa présence le quidam qui passerait par là. En 32 ans le rhum a appris quelques tours de magie mais ne comptez pas sur lui pour vous dévoiler quoi que ce soit de ses secrets…

Review by "Lance" Score: 93

I looked at the Skeldon 1973 in detail a while back. Since an extra sample came my way I re-tasted and have added it to the Rumaniacs lineup. Still a fantastic rum, just about unavailable now except to the fortunate few with very deep pockets. Distilled in the Skeldon estate on the Corentyne coast in Guyana in April 2005 from a Coffey still. 4 barrels, outturn 544 bottles.

Nose: Pungent and rich to a fault; coffee, burnt sugar cane fields, brown sugar, tons of licorice, fleshy fruit (peaches, prunes, black grapes), honey. Mocha, walnuts, toasted rye bread. Let this one breathe, it only gets better.

Palate: Mahogany coloured, heavy rum. Demerara style, no doubt, but at 32 years, can you expect different? The 60.5% proof has been well tamed. Smooth and tasty, excellent mouthfeel. Rye bread with creamy butter, some musky earthy tones there. Tobacco, molasses, licorice, smoke can be discerned. Add water here, for this strength it's advised. Walnuts, almonds, cocoa, the sharper flirt of eucalyptus and marzipan emerge. Spectacular to feel and to sense.

Finish: Long long long. Coffee, smoke, tannins and hazelnuts round things off. Leave the empty glass standing - the aromas deepen and thicken inside, and a day later you can still enjoy a sniff

Thoughts: as good as I remember, as complex, as rich, as wonderful. It's heartbreaking to know how little of this is left. One of Luca's real gems.

Review by "Serge" Score: 88

Skeldon is one of the numerous ex-distilleries in Guyana, the stills having been bought by Diamond Distillers later on when all the little distilleries went busted. I believe this was still made at the old distillery but I’m not 100% sure as they keep using the name when distilling using the old stills. Imagine that in Scotland with all the closed distilleries! (I know, brand names…) What’s sure is that Skeldon is very rare. Colour: mahogany.

Nose: It’s not really heavy, but loud on coffee and old polished wood at first nosing. Humidor, cinnamon, roasted nuts, pipe tobacco and only faint whiffs of varnish… After a few minutes: very big notes of prunes. With water: even more prunes and a slight grapiness. Marc de gewürztraminer, old roses, muscat and a little smoke… Very nice nose.

Palate: Extremely concentrated, even more tannic than the Long Pond. Heavy tobacco, molasses, Thai red sauce, black tea (Russian?), herbal teas (leaves such as peach or cherry trees), cinnamon, marzipan, chocolate… It’s almost the texture of honey and it’s got something ‘cooked’. With water: it’s the oakiness that further comes out. More strong tea, more black tobacco (Gauloises!) and more bitter chocolate, cinnamon and pepper.

Finish: Long, dry, massive, mostly on cocoa, with a tannic aftertaste.

Thoughts: Quite a beast, very far from many sweetish rums. It needs a bit of work to be enjoyed but it’s all great, provided you like this style.

Review by "Marco" Score: 79

One of two very old rums with the style of the long gone Skeldon Distillery. The Style itself was identified with S.W.R.. Prices for these two bottlings are rather absurd since a few years. Colour: A very dark brown colour with reddish hues.

Nose: The rum has an extreme adhesive nose. You can smell a big basket full of exotic fruits then toffee, old tobacco leaves and dominant oak aromas. Then coffee flavours and acorns, interwoven with savory flavours. In the background you can see tart herbs and caramel. Also cinnamon and cloves float in the glass. The rum is very mature and has reached an an extreme form.

Palate: Firstly the rum appears slightly sour when it's flooding the mouth with its aromas. Then comes the bitterness of the barrel. The rum now burns very strongly on the palate. I taste oak aromas, acorns, chestnuts, cinnamon and caramel. These impressions dominat the palate after a short time. Almost everything comes from the barrel. The rum tastes also slightly adhesive. Even toffee, leather and tart herbs after a very long time.

Finish: A dominant bitterness is flooding the mouth after having swallowed the rum. Oak, acorns, chestnuts, cinnamon and toffee are sticking to the palate. The bitterness is very long lasting and very dominant. The rum tastes slightly sour.

Thoughts: For mocha lovers (only) recommended. For me, however, the rum was too extreme. The maturity of the barrel is too crass.

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